Introduction
Première organisation africaine sur les logiciels libres et sources ouvertes, la Fondation Africaine sur les Logiciels Libres et Sources Ouvertes (FOSSFA) a été crée sous les auspices du Bureau de Bamako de l’Initiative Africaine sur la Société de l’Information à la suite du mandat donné en 1995 par les Gouvernements africains à la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA).
La vision de FOSSFA est de promouvoir l’utilisation des logiciels libres et sources ouvertes et le modèle du Libre pour le développement de l’Afrique et l’organisation appuie l’intégration du Libre dans les politiques nationales. FOSSFA coordonne aussi, assure la promotion et apporte de la valeur ajoutée aux initiatives africaines sur le Libre, la créativité, l’industrie, l’expertise, les efforts et activités à tous les niveaux. FOSSFA développe des partenariats avec les organisations de développement qui partagent ces mêmes objectifs pour un développement participatif durable basé sur le genre et l’atteinte des Objectifs de Développement du Millénaire (OMD) en Afrique. FOSSFA est dirigé par un conseil élue lors de la conférence IDLELO, conseil à partir duquel le président est choisi. Les membres de FOSSFA peuvent être des individus, des organisations, des agences de développement ou bureaux gouvernementaux du Libre. La Ministre Sud Africaine du Service Publique et de l’Administration, Mme Geraldine Fraser-Moleketi est l’actuelle Marraine de FOSSFA.
Le Partenariat au sein de IDLELO3
La Conférence IDLELO3 s’est établie autour du partenariat suivant :
1.La Fondation Africaine sur les Logiciels Libres et Sources Ouvertes (FOSSFA),
2.Le Ministère des Infrastructures,Transports Terrestres et Télécommunications du Sénégal,
3.Le Ministère de l’Education du Sénégal,
4.Le Département du Service Public et de l’Administration de l’Afrique du Sud (DPSA),
5.Le Département de la Science et Technologie de l’Afrique du Sud (DST),
6.Le Ministère de la Coopération Economique et du Développement de la République Fédérale d’Allemagne (BMZ),
7.L’Agence de Régulation des Télécommunications et de la Poste du Sénégal (ARTP),
8.L’Agence de l’Informatique de l’Etat du Sénégal (ADIE),
9.L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD),
10. L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF),
11. L’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF),
12. INWent – Développement International des Capacités Allemagne (InWent),
13. La Open Society Institute (OSI, OSIWA, OSISA),
14. L’Institut Indo-Ghanaenne de Technologie Avancée de l’Information – Centre Kofi Annan d’Excellence en TICs (AITI-KACE),
15.La Commonwealth of Learning,
16. Bokk Jang Bokk Jeff Sénégal,
17.Intern Business Machines (IBM),
18. L’Internet Coorporation for Assigned Names and Numbers (ICANN),
19.L’Institut Meraka,
20.One Laptop per Child (OLPC)
21.L’Institut PANOS Afrique de l’Ouest (IPAO),
22.L’Université des Nations Unies (UNU-MERIT),
23.Kheuwel.com,
24.Google,
25.L’Association Africaine des Universités (AAU),
26.Touba Oil,
27.Blaise Electronics.
Pourquoi IDLELO3
Entre autres, la conférence IDLELO3 était pour permettre :
aux Gouvernements de partager les expériences d’utilisation du Libre au niveau gouvernemental et au sein de l’Administration,
aux usagers du Libre, les développeurs et développeurs de contenus locaux d’exposer les résultats obtenus depuis la dernière conférence IDLELO,
aux participants des publications de conférenciers de renommée mondiale sur les politiques, l’enseignement et la recherche pour des thèmes de pointe,
- de présenter et d’évaluer de nouvelles et innovantes initiatives du Libre,
- d’exposer l’expérience Sud Africaine du Libre pour le bénéfice du continent Africain,
- de tenir des séminaires, tables rondes, mini-conférences et discussions de fond autour de questions clés sur le Libre au niveau global et Africain,
- d’organiser des ateliers pratiques intensifs sur les les outils actuels du Libre dans plusieurs domaines professionnels (l’éducation, les médias, les PMEs, la certification, le volontariat, le genre, la santé),
aux étudiants d’entrer en contact avec les experts qui sont sur le terrain,
aux organisations et entités à la recherche d’expertise du Libre de nouer des contacts de qualité afin de procéder à des recrutements,
- de vendre l’expertise Africaine du Libre,
- de lancer et proposer plusieurs prix du Libre, recherches et initiatives innovantes,
- de passer en revue les activités de la Fondation Africaine sur les Logiciels Libres et Sources Ouvertes (FOSSFA) et en même temps de renouveler ses instances de direction, de tenir une réunion décisive sur l’agenda du Libre et l’établissement d’une feuille de route.
Rapport détaillé des sessions de IDLELO3
La cérémonie d’ouverture
Après l’Afrique du Sud en 2004, le Kenya en 2006, la troisième IDLELO s’est tenue pour la première fois dans un pays francophone d’Afrique au Sud du Sahara (Sénégal, 2008). Avec la participation active d’une diversité de représentants d’organisations du Libre et plus de deux cents délégués venus d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, la conférence de Dakar a été ouverte le 17 Mars 2008.
Nnenna Nwakanma a ouvert la session et Fatimata Sèye Sylla, Ibrahima Niang (représentant du Abdou Salam Sall, recteur de l’Université de Dakar), Mohamed Tidiane Seck de l’Agence de l’Informatique de l’Etat (ADIE), Balthas Seibold de InWent, Bassirou Guissé, Secrétaire Général du Ministère des Infrastructures, Transport et Télécommunications du Sénégal, Pierre Ouédraogo de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Lewis Rabkin, représentant Geraldin Fraser Molokete, Ministre Sud Africain du Service Publique et de l’Administration, se sont adressés aux délégués.
Nnenna Nwakanma, au nom des membres du Conseil de FOSSFA, a remercié tous les sponsors qui ont activement aidé FOSSFA et a rappelé à l’audience que « le partenariat n’est pas toujours une affaire d’argent ». Elle a relevé quelques défis auxquels nous devons faire face tels le financement, les modèles de partenariat ouverts, une plus grande participation active de l’Afrique dans le débat sur les standards ouverts. Aux participants, elle a demandé « d’emmener avec eux des connaissances mais aussi de laisser quelque chose derrière eux » pour bien illustrer le thème de la conférence de Dakar, à savoir « Réussir l’Economie du Savoir en Afrique ».
Pour Ibrahima Niang, représentant du Recteur de l’UCAD, le Libre doit être considéré par les pays en développement comme une opportunité de réduire la fracture numérique et annonça que l’UCAD réitère son engagement pour la promotion du développement et de l’utilisation du Libre afin de créer des réseaux et de partager le Savoir.
Pierre Ouédraogo de l’OIF a rappelé l’appui constant de son organisation au mouvement du Libre depuis 1997. Suite à cet engagement, des initiatives clés ont été développées (réunions africaines sur le Libre, développement du secteur privé, émergence d’associations nationales des usagers du Libre, CHAALA,...) afin d’assurer la diversité culturelle et linguistique.
Balthas Seibold de InWent a insisté sur le potentiel du Libre pour la promotion du secteur privé en Afrique et sur l’existence d’un environnement favorable pour un développement économique durable, centre d’intérêt de la Coopération Allemande par le biais de la BMZ. Il a introduit le nouveau programme appelé « ict@innovation », qui s’attèlera à appuyer les petites et moyennes entreprises (PME) dans le domaine des Logiciels Libres et des Sources Ouvertes par biais d’un réseautage régional, du renforcement des capacités de consultation des associations TICs et de la formation d’institutions en Afrique du Sud et de L’Est. Finalement, il a réitéré la volonté de InWent de continuer à appuyer activement le mouvement du Libre.
Par le biais d’un message vidéo, le Ministre Sud Africain Geraldin Fraser Molokete a rappelé l’importance de la déclaration de Dakar pour les Sud Africains à la suite d’une réunion historique tenue ici. A travers le symbolisme de l’ile de Gorée, elle a revisité les concepts de qui doit ou ne doit pas être considéré comme droit de propriété. Elle a vivement conseillé FOSSFA de créer un équilibre, de mener à une meilleur développement des opportunités du Savoir en Afrique et de s’assurer que l’Afrique participes effectivement aux processus des standards ouverts. Elle a lancé un appel pour un dialogue continu entre le mouvement du Libre et l’Industrie du droit de propriété afin d’aboutir à un consensus sur un standard unique pour satisfaire les besoins des consommateurs. Elle a rappelé la nécessité des standards ouverts, le minimum d’interopérabilité des standards pour les gouvernements et organisations, incluant le Format de Document Ouvert (ODF).
Bassirou Guissé, représentant du Ministre Sénégalais des Infrastructures, Transport et Télécommunications, a réitéré l’engagement du Gouvernement Sénégalais de promouvoir les logiciels libres et standards ouverts comme moyens de développer des initiatives pour l’émergence d’une industrie locale du logiciel et a suggéré l’instauration d’une journée nationale du Libre. Afin d’anticiper sur les innovations futures, le Gouvernement du Sénégal a pris sérieusement en compte l’option d’inclure les logiciels libres et standards ouverts dans les prochains programmes de développement, comme peuvent en témoigner l’Intranet gouvernemental et les cours de formation en informatique au niveau des universités. Il a lancé un appel pour que IDLELO3 devienne un modèle qui ouvre les portes aux échanges libres du Savoir en Afrique.
Gouvernance et politique
Le programme du Lundi a commencé avec des échanges sur la Gouvernance et les Politiques. Kim Tucker s’est focalisé, dans sa présentation sur les innovations du Libre et des TICs au service des gouvernements, sur les innovations du Libre pour appuyer, augmenter et rehausser la provision des services gouvernementaux pour une durabilité. L’éducation (l’égal accès à l’éducation, les ressources d’apprentissage, la qualité, la pertinence, les opportunités d’apprentissage, Savoir) et les technologies les plus pertinentes (accès sans fil, connectivité, technologies du langage humain, l’accès mobile,...) ont été les axes majeurs de la présentation.
Anne-Marie KONAN PAYNE a présenté le système d’information multimédia (SimGouv) du Gouvernement de la Côte d’Ivoire. L’objectif ultime de SimGouv est d’établir un lien dynamique entre le gouvernement et le citoyen à travers une plateforme de communication gouvernementale efficace et ouverte. Le libre a été intensivement utilisé lors de construction du système et a aussi favorisé l’expression de la créativité des talents locaux. La flexibilité du Libre a été un facteur favorisant clé qui a permis au système d’atteindre de hauts niveaux de performance pour la communication gouvernementale.
De manière tout à fait surprenante, Mohamed Tidiane Seck a fait part à l’audience que l’approche du Gouvernement du Sénégal en ce qui concerne l’E-Administration et la Gouvernance n’est nullement basée sur une quelconque étude ou stratégie écrite. La stratégie de l’apprentissage par la pratique a été adoptée et a montré des résultats probants. La vision globale a consisté à inverser la polarité et à passer d’un modèle où le Gouvernement est au centre de tout à un autre où le citoyen est au cœur du système. Ici aussi l’utilisation intensive du Libre a été un catalyseur de l’implication du secteur privé. Afin d’assurer la durabilité du système, une masse critique d’utilisateurs du Libre et de développeurs a été formée lors de formations de formateurs pour le transfert des Savoirs du Libre.
Pour Aslaam Raffee, l’E-Gouvernement requiert la fluidité de la circulation des informations à travers tous les démembrements du Gouvernement. A propos de GITOC, il a mis en exergue les principes techniques et standards nécessaires pour réaliser l’interopérabilité. Le Libre est un des domaines de concentration de l’initiative GITOC. Le groupe de travail sur le Libre et les Standards Ouverts a aidé à développer une politique en 2001, politique qui a été améliorée plus tard en 2007. Les éléments essentiels de cette politique sont :
utiliser le Libre ou donner une explication
migrer vers le Libre même si vous utilisez un logiciel propriétaire,
développer sur du Libre et utilisez une licence appropriée, les contenus gouvernementaux sont des contenus ouverts à moins qu’il existe une raison de ne pouvoir faire autrement,
encourager l’utilisation du Libre, des contenus et standards ouverts en Afrique du Sud globalement.
La vision du Gouvernement du Mali sur l’E-Administration a été présenté par S. Coulibaly de l’Agence des Technologies de l’Information et de la Communication (AGETIC). Par le biais de l’Initiative SchoolNet et de l’Université Numérique Francophone Mondiale (UNFM), l’AGETIC assure la promotion du développement du Libre au Mali principalement dans le secteur de l’éducation pour le moment. Une telle stratégie permettra au pays de renforcer suffisamment les capacités afin d’assurer la durabilité du développement des activités futures.
Capacités humaines, potentiels et compétences
Pour Pierre Ouédraogo de l’OIF, les logiciels libres et standards ouverts sont des outils favorisant le développement et la diversité culturelle. L’objectif visé par l’OIF à travers son appui au mouvement du Libre est de stimuler l’émergence d’ateliers pratiques de formation avec les communautés, de renforcer les capacités nationales et régionales, d’encourager la créativité et de promouvoir l’inclusion du Libre en tant qu’instrument stratégique dans les politiques nationales et régionales. La liberté du choix technologique est essentielle pour la démocratie, l’État de droit, la Gouvernance et l’interopérabilité des standards ouverts. La solidarité numérique communautaire autour du Libre prépare la voie d’une industrialisation numérique et d’une appropriation par les pays en développement.
Ben Akoh et Thandi Mbvundula, respectivement de OSIWA et OSISA ont présenté un aperçu de la vision de leurs organisations sur le Libre. Ils ont aussi rappelé les différentes initiatives de OSIWA et OSISA auprès des communautés pour accompagner et appuyer le mouvement du Libre à travers le Continent. Leur fondation appuie le plaidoyer basé sur l’évidence et ne doit pas être considéré comme une organisation donnant seulement des subventions. Les domaines d’intervention de OSIWA et de OSISA sont le développement des contenus, les solutions qui donnent des résultats, le développement des capacités.
Solomon Gizaw a présenté le réseau éthiopien du Libre ( Ethiopian Free & Open Source Software Network – EFOSSNET). La vision d’EFOSSNET est de voir le Libre apporter sa contribution au développement de l’Ethiopie. Le réseau assure la promotion de l’utilisation optimale du Libre en menant des recherches appropriées et en établissant des sous réseaux pour les jeunes, les développeurs, les utilisateurs et les décideurs politiques. En tant qu’acteur actif sur le débat sur l’OOXML en Éthiopie et à travers le Continent, EFOSSNET a signalé des insuffisances techniques décelées au niveau du standard proposé et demande aux Gouvernements Africains de prêter une attention particulière a ces aspects afin de procéder à un quelconque vote.
« Quand on parle de ressources humaines, on doit pouvoir penser à l’enseignement. L’Afrique se doit d’atteindre une masse critique de capacités et de former des compétences de niveau mondiale sur le Libre sinon nous resterons de simple consommateurs » a dit le professeur Derek Keats. Comment le faire ? A travers la collaboration.
Modèles d’affaires et développement communautaire
Le Mardi matin, le modérateur de la session Wire James Lunghabo de Linux Solutions Uganda, a introduit les objectifs de la séance qui incluent une meilleure compréhension de l’Economie Africaine du Savoir basée sur le Libre et les modèles d’affaires respectifs qui induisent l’innovation et permettent aux acteurs locaux de gagner de l’argent.
Balthas Seibold de InWent-Développement International des Capacités de l’Allemagne- a présenté un programme conjoint avec FOSSFA, programme qui s’attèle à construire des modéles durables d’affaires du Libre en Afrique : l’initiative « ict@innovation » a pour objectif de renforcer les capacités en Technologie innovante de l’Information et de la Communication (TIC) par le biais du Libre en Afrique du Sud et de l’Est. Selon le présentateur, l’attention est portée sur le Libre en tant que technologie clé pour susciter l’innovation, apporter de la valeur ajoutée et appuyer les applications TICs abordable et orientées vers le développement. « ict@innovation » travaillera sur les modèles d’affaires, les systèmes de certification et les applications locales pour les PMEs Africaines du secteur des TICs et le développement de programmes de formation associés. Le programme est financé par le Ministère de la Coopération Economique et du Développement (BMZ) de la République Fédérale d’Allemagne. Seibold a invité toutes les parties intéressées, particulièrement les Institutions Africaines de Formation en TICs, universités ou associations TICs régionales ou nationales de joindre ict@innovation qui est en ligne à l’adresse suivante : http://www.inwent.org/ict-innovation.
« Vous ne pouvez pas restreindre la liberté des autres » a dit John ’Maddog’ Hall dans sa présentation de Mardi. La liberté autour du Libre doit se concevoir comme étant la liberté de lire le code source, opérer des changements sur le code source, redistribuer ces changements et utiliser les logiciels à tout autre dessein. Les compagnies des logiciels propriétaires ne peuvent pas satisfaire les besoins de tout le monde. Mais aussi elles n’essaient même pas car ce n’est pas rentable. Il a souligné les défis majeurs que la région doit faire face et a conclu que n’importe qui peut s’affranchir de la dictature du logiciel comme sur les exemples montrés de jeunes talents qui maintenant gèrent leurs propres affaires rentables du Libre.
Considérez les affaires comme un catalyseur de l’économie du Savoir a dit Alex Gakuru lors de sa présentation intitulée “Connecter et pérenniser les liens entre les communautés techniques et les affaires”. Les attentes essentielles sur les logiciels sont les suivantes :
Opérations simplifiées, coûts plus bas, augmentation du profit, efficacité,
Applications critiques stables, support limité, disponible au besoin,
Support des solutions ouvertes offre des avantages par rapport à la concurrence,
Offre valorisée aux actionnaires, gestion valorisée,
Paiement espéré pour services rendus, libre n’est pas le facteur principal,
Aux prestataires de services de gagner leur vie en faisant de bonnes offres de services,
Développer les compétences, de manière interne et pour vos clients,
Se concentrer sur le fait que « chaque client est unique », les besoins d’affaires individualisés, l’établissement de fora nationaux sur le Libre, les réunions périodiques et les leçons apprises à partir du marché et les compétitions pour avoir des marchés, sont les voies à suivre pour établir des modèles d’affaires ouverts durables.
Thomas Rolf s’est appesanti sur les résultats et leçons après la mise en œuvre de modèles d’affaires par le biais d’un paquet de services du Libre et de solutions intégrées pour les PMEs en Ethiopie. Plus de cinq mille ordinateurs portables pour enfants ont été ms en place dans les écoles primaires, 25 cours de e-learning développés et en œuvre. Les ordinateurs ont été chargés avec les logiciels les plus récents, les livres électroniques et matériaux pour le e-learning et les élèves peuvent télécharger toutes sortes de contenus digitaux. Des logiciels de source ouverte ont été mis à la disposition des petites et moyennes entreprises en même temps que l’appui et la formation. Les gens du Libre sont sont plus innovateurs, plus participatifs, plus engagés et sont les points forts uniques.
Karsteen Gerloff de l’Université des Nations Unies a présenté l’économie du Libre. Selon lui, seulement 7% des programmeurs travaillent dans les compagnies de logiciels aux Etats-Unis, 30% travaillent dans des secteurs produisant principalement des logiciels adaptés /l’intégration/ le support. Presque 60% travaillent dans le secteur clientèle, les finances, le Gouvernement, la manufacture, le commerce du détail. Aujourd’hui, la plupart des gens (et compagnies) qui conçoivent des logiciels ne gagnent pas de l’argent en vendant des logiciels mais en vendant leur temps. Ceci décrit bien l’économie du Libre, pas celle du logiciel propriétaire. Les compétences du Libre sont développées par le biais d’apprentissages informels et le développement des capacités est la raison principale pour laquelle les développeurs participent aux communautés du Libre. Des compétences sur le Libre mènent à l’emploi. Les affaires du Libre apportent de la valeur ajoutée et augmentent les niveaux de compétences locales.
Alex Gakuru, Dorcas Muthoni, Wire James et Arnold Petersen ont partagé leurs expériences avec l’audience lors du panel de discussion « Modèles d’affaires du Libre et compétences africaines au sein des PME du secteur des TICs pour développer et offrir des produits innovants et appropriés du Libre, des services, ainsi que de la formation ». Dorcas Muthoni a présenté une étude de cas sur un modèle d’affaires utilisant les logiciels libres et sources ouvertes à travers une approche analytique basé sur les concepts de Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces (SWOT en Anglais). Les services fournis sont les suivants :
Produits conçus : OpenCabinet, e-SME, CallCenter
Solutions adaptées : développement logiciel, intégration et personnalisation
Formation : Développement personnel et cours de base,
Services professionnels de sources ouvertes : Assistance par abonnement et assistance technique horaire.
L’objectif de Glenn McKnight était de faire comprendre à l’audience comment contourner les barrières au sein de l’économie numérique qui requiert des politiques appropriées, des outils technologiques, de l’éducation pour la mise en œuvre de la conception de systèmes accessibles. En d’autres termes, la conformité aux normes peut signifier opportunités en termes d’emplois. Les handicapés ont été marginalisés au sein de l’économie numérique du fait d’un manque de volonté et d’une ambivalence orientée vers une conception réductrice de l’accessibilité. Une économie numérique solide et forte requiert la levée des barrières par le biais du déploiement d’éléments de conception accessibles dans nos ordinateurs, l’information technologique et les communications. En utilisant le Libre et en orientant nos recherches et directives politiques pour attaquer ces problèmes, nous surmonterons la fracture numérique et assurerons une participation inclusive de tous dans l’économie numérique.
Les standards ouverts
Introduisant la mini conférence co-organisée par OSI, IBM et Google, Aslaam Raffee a rappelé la définition de ce qu’est un standard ouvert. Il a considéré un standard ouvert si les critères suivants sont remplis :
il doit être maintenu par une organisation à but non lucratif,
la participation dans le processus actuel de développement est basée sur un processus décisionnel ouvert à toutes les parties prenantes,
tout le monde doit pouvoir accéder aux documents du comité, esquisses et standards finaux gratuitement ou à des coûts marginaux,
les droits de propriété intellectuelle requis pour l’installation du standard ( par exemple les réclamations de brevet) sont disponibles de manière irrévocable, sans aucune forme de droits d’auteur,
il n y a aucune limite par rapport à la réutilisation du standard,
il y a de multiple mises en œuvre du standard.
Selon Roslyn Docktor, travailler en collaboration pour résoudre les problèmes complexes, s’adapter et être attentif au changement, ramener le contrôle des vendeurs au Gouvernement et offrir le choix sont les principales motivations qui ont amené IBM à réaffirmer son engagement à soutenir les standards ouverts. Elle a rappelé à l’audience les résultats obtenus par les politiques en matières de standard d’IBM, l’histoire de l’OOXML et a fini par dérouler une série de questions réponses sur les Programmes Gouvernementaux, les standards ouverts et le format de document ouvert (ODF).
Pour Ben Akoh de ISIWA, il est fondamental que la Société Civile Africaine mette la pression sur les gouvernements pour les amener à accorder une plus grande attention sur certaines pratiques de passation des marchés, particulièrement les accords sur logiciels conclus entre ces derniers et les compagnies privées de logiciels propriétaires. La transparence dans la passation des marchés publiques ne saurait être assurée si un accord secret est signé entre un pays et une compagnie privée de logiciels. Il a encouragé la Société Civile à initier des débats publiques sur les standards ouverts, à inclure toutes les parties prenantes, à renforcer les prises de conscience et à obtenir des consensus sur les problématiques majeures. Il a incité les délégués à cette conférence à identifier un défenseur du Libre dans chaque pays, spécialement au niveau des pays comme la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Ghana,..., pays qui ont un droit de vote lors de la prochaine réunion statuant sur la décision d’adoption ou non de l’OOXML.
Le libre et l’éducation
L’Afrique est un continent de diversité et n’est pas totalement active dans l’économie du Savoir, a dit Kim Tucker en introduction du thème sur le Libre et l’éducation. L’impact de la technologie sur l’éducation ne s’est pas encore fait sentir en Afrique. L’innovation, le développement de contenus locaux et la créativité à travers des approches et méthodologies adaptées peuvent ouvrir la voie du Savoir pour un développement durable. La liberté d’utiliser le Savoir à toutes fins utiles implique une non dépendance vis à vis des logiciels propriétaires, permet l’inclusion d’offres commerciales de services autour des ressources du Savoir pour gagner sa vie, son adaptation par rapport à vos besoins (localisation), la génération de copies et l’aide au voisinage pour le bénéfice de tous.
WikiEducator et FLOSS4Edu, une initiative de large collaboration Africaine sur éducationnelles ouvertes a été introduite par Nicholas Kimolo. WikiEducator est plateforme médiaWiki d’hébergement de matériaux éducationnels que n’importe qui peut éditer. Le WikiEducator est une communauté évolutive dédiée à la collaboration : planification de projets d’éducation liés au développement de contenus libres, développement de contenus libres sur WikiEducator pour le e-learning, travail de construction de ressources ouvertes pour l’éducation. FLOSS4EDU est une initiative incubée au niveau de WikiEducator avec la vision suivante :’Rendre disponible des contenus éducationnels et faciliter l’utilisation du Libre par les institutions d’éducation tout en construisant une plus large communauté d’acteurs de l’éducation (individus et institutions) collaborant au développement de ressources libres et ouvertes en Afrique’. La stratégie se décline comme suit : a) construire un réseau d’acteurs (individus et institutions) désireux de participer au développement de ressources ouvertes pour l’éducation (Collaboration4Content), b) adoption du concept de Village numérique ouvert et assurer un accès ’payé’ en contrepartie de développement de contenus (Access4Content), c) continuer à développer les capacités des acteurs de l’éducation pour le développement des ressources éducationnelles (Learning4Content), d) mise en place d’activités promotionnelles et de plaidoyer (Advocacy4Content).
L’Initiative Virtuelle Africaine Ouverte et les Ressources (AVOIR) est un réseau pour le développement des capacités sur l’ingénierie du logiciel libre à travers le développement du Libre en Afrique, a été introduite par Paul Scott. L’objectif général de AVOIR est de créer un réseau plus étendu, de la synergie et d’utiliser les talents existants pour développer les capacités à travers le Libre. Avec le Libre, les barrières d’entrée sont aussi minimes que ne peuvent l’être et le potentiel existe pour créer des opportunités pour la croissance économique. Seules quelques initiatives de collaboration pour le développement de logiciels sont notées en Afrique. Le projet AVOIR peut significativement changer cette tendance en développant les capacités humaines dans l’ingénierie du logiciel par le biais de développement participatif du Libre, en développant et appuyant les innovations sur le Libre dans les institutions d’enseignement supérieur en Afrique, en unifiant les compétences rares et dispersées autour d’un but commun, en délivrant des logiciels et services de standard mondial, en créant un écosystème pour promouvoir et renforcer l’innovation à travers les transactions qui ont lieu au sein de l’écosystème.
Du projet LOGO à One Laptop Per Child (OLPC), Fatimata Sèye Sylla a rappelé l’engagement du Gouvernement du Sénégal de faciliter et d’augmenter l’utilisation des TICs dans le secteur de l’éducation. Une équipe très engagée a conçu une nouvelle approche d’enseignement et d’apprentissage : les enseignants ont une entière liberté quant à la mise en œuvre de leurs méthodes d’enseignement tandis que les élèves sont libres d’apprendre à leur manière. Dans quatre écoles pilotes du projet LOGO, l’équipe a déployé sa stratégie qui a aboutit à des résultats probants et les succès enregistrés ont balisé la voie au projet OLPC. One Laptop Per Child n’est pas un projet d’ordinateurs portables ou une opportunité de marché. OLPC est par essence un projet d’éducation. La stratégie consiste à atteindre une saturation numérique dans une population donnée autour d’un travail de collaboration au sein d’une communauté. Les questions relatives à la connectivité et à l’énergie constituent des obstacles à une totale mise en œuvre mais il faut aussi rappeler que les ordinateurs se connectent les uns aux autres même quand ils ne sont pas en ligne et que les élèves peuvent travailler ensemble en conversant et en partageant des informations et des vidéos. Un enfant avec un XO n’est plus un consommateur passif de Savoir mais un acteur actif de la communauté d’apprentissage.
Les expériences du libre
La valeur dans le partage a été mise en exergue par Samer Azmy dans sa présentation intitulé ’La messagerie dans le courant du Libre’. Quand les efforts individuels sont publiés dans Internet, l’horizon est ouverte pour les autres pour apporter des solutions et bénéficions des commentaires de la communauté. La communauté génère du contenu dans un langage qui répond à ses besoins et les prises de conscience s’élèvent. Il a recommandé les blogs pour les raisons suivantes :
l’interactivité des moteurs de recherche,
la facilité de paramétrage,
Libre comme dans Liberté
Libre comme dans la « Bière »
Vous pouvez gagner de l’argent à partir de votre blog,
C’est archivé et vous ne le détruirez jamais/ c’est la mémoire de notre époque,
nous sommes liés les uns aux autres, nous construisons nos réseaux et notre communauté virtuelle.
Il a passé en revue quelques solutions basées sur des sources ouvertes (Citadel, Scalix, PostPath et Zimbra). Citadel est un système clés en main pour la messagerie et la collaboration. Une simple installation engendre une multitude de modules puissants incluant la messagerie, le calendrier, des services d’annuaire, des tableaux d’affichage, des listes d’adressage, de la messagerie instantanée, des supports multiples de domaines, une interface web moderne de type AJAX. Le serveur de messagerie Linux Scalix offre des services éprouvés de messagerie et de calendrier et réduit les coûts et la complexité de la messagerie d’entreprise avec un serveur Linux. PostPath crée une infrastructure plus ouverte, plus puissante, économique et flexible pour la messagerie et la collaboration. Zimbra est un serveur de source ouverte et un logiciel client pour la messagerie, la collaboration, les calendriers groupés, les services d’annuaire et la gestion de documents web.
Le projet Polles, plateforme d’outils du Libre pour l’éducation supérieure, a été présenté par Mouna Abakarim, Sefrioui Nabil et Pr. Mokhtar Sellami. Au sein du projet Polles, le projet Sakai est un effort de développement de logiciel basé sur des sources communautaires pour la conception, la construction et le déploiement d’une nouvelle collaboration et un environnement d’apprentissage (CLE) pour l’éducation supérieure et pour le support à la collaboration en matière de recherches. Le CRDI (Canada) apportes son appui financier à cette initiative du Libre pour le e-learning. Il est attendu une valeur ajoutée spécifique pour la communauté du Maghreb en termes de visibilité avec le transfert des Savoirs du Libre, la localisation et le développement de contenus locaux.
Andrea Goetzke et Ibrahima Yade ont revisité la stratégie de promotion du Libre à travers les expériences de NewThinking Network en Allemagne, en Ouganda et au Sénégal. Les connections actuelles à la promotion du Libre sont établies par le biais des entités suivantes : NewThinking Network (Allemagne), SeneLogic (Sénégal) et ict@innovation/InWent (Allemagne). ict@innovation assure le développement des capacités d’affaires et de compétences pour le mouvement Africain du Libre et les PME du secteur des TICs. Andrea a identifié, pour l’Allemagne, les barrières suivantes : des déficits de communication, un manque de connaissances et de compétences, une absence de prise de conscience pour les options et des conceptions erronées. Les étapes clés ont consisté à mettre en place un local, à partager le Savoir en ligne et à inviter la communauté à participer pour surmonter ces barrières. La connection avec le Sénégal s’est faite par le biais de SeneLogic et IT-Pool Berlin (qui est un élément de la communauté New Thinking). SeneLogic sera basé à Saint louis, au Nord du Sénégal, et créera des centres décentralisés pour les sources ouvertes, a dit Ibrahima Yade. Cette approche innovante permettra au projet d’apporter aux populations desservies les services suivants :
les services du libre aux organisations à but non lucratif de l’éducation,
des programmes de stages d’apprentissage à la jeunesse défavorisée,
des formations pour les jeunes pour qu’ils appliquent les compétences acquises sur le Libre à leurs communautés locales,
des formations, des cyber cafés,..
SeneLogic a noué des partenariats avec des organisations locales et internationales et bénéficient de l’appui financier de la GTZ, de OSIWA, de l’Agence de Régulation des Télécommunications et de la Poste (ARTP), de la SONATEL et du CRDI.
Dr TOHOURI Romain-Rolland a introduit les avancés et défis en matière de télémédecine. La télémédecine est une application en développement rapide de la médecine clinique par laquelle l’information médicale est transférée via le téléphone, l’Internet ou les autres réseaux dans le but de consulter et parfois permet d’établir des procédures et examens médicaux à distance. La télémédecine peut être aussi simple que le fait deux professionnels de la santé discutent d’un cas au téléphone, ou aussi complexe que l’usage d’une technologie satellitaire et d’un équipement de vidéoconférence pour procéder à une consultation en temps réel entre des spécialistes de la santé situés dans deux pays différents. La télémédecine se réfère généralement à l’utilisation des TICs pour la délivrance de soins cliniques. En fonction des besoins et de la disponibilité des infrastructures de communications, la télémedecine utilise une variété de modes de transmission incluant l’ISDN, T1, le mode de transfert asynchronique, le DSL, le satellite, les ondes courtes, le sans fil, les lignes téléphoniques et l’Internet. Cinq ans plus tôt seulement, une infrastructure typique de télémédecine pouvait être mise en place autour de 300 000 $ des Etats-Unis. Aujourd’hui, avec les avancées de la technologie, les innovations dans la compression des données et la réduction des coûts de traitement informatiques, les dépenses d’équipements requises pour procéder à des consultations en télémédecine peuvent être moins de 300$. Il a aussi partagé les expériences du Mali et de la Sierra Léone :
Mali : téléradiologie et e-learning, Projet de téléradiologie IKON utilisant le logiciel OpenYaLIM développé par le CRDI et appuyé par lIICD, Plateforme DHIS2/SMS (en développement), E-learning pour l’encadrement médical(OpenYaLIM),
Sierra Léone : Mise en œuvre d’un système d’informations médicales avec l’appui du programme HISP de l’Université d’Oslo et de HMN, utilisation de logiciels libres DHIS 2, OpenMRS et OpenHealth.
Le changement de perspective en faisant passer l’intérêt du reportage manuel à une utilisation de l’information pour un traitement meilleur a été le principe directeur de la présentation intitulée "Bilan du système d’Information de la santé (HISP) basé sur le Libre" de Nils D. Christophersen. Cette stratégie construite de la base vers le haut permet à chaque niveau, chaque programme, chaque agence, de procéder comme elle veut une fois qu’elle adhère aux standards partagés. Ce réseau de collaboration comprend plusieurs pays allant de la Norvège à l’Afrique du Sud en passant par le Malawi. Il tourne autour de 3 composantes :
un système d’information sanitaire,
le développement de logiciels, et
le renforcement des capacités.
Les leçons apprises font état de l’importance d’une équipe et la nécessité d’équilibrer les approches de bas en haut et du haut vers le bas.
Zaheda Bhorat a présenté la perspective de Google sur le Libre. Google utilise le Libre comme infrastructure (Linux Kernel and hardware driver, Apache Tomcat et beaucoup d’autres outils Apache, SSH, et autres outils de gestion, MySQL, Wine, langages de programmation, python, php, perl, ruby, java, C++, Engineering et d’autres tournant sur Linux (GooUbuntu), Firefox, OpenOffice.org,...). Le Bureau des Programmes des Sources Ouvertes assure la conformité des licences, apporte des services d’hébergement de projets, parraine des recherches académiques, collecte et héberge des bases de données et encourage les relations au sein de la communauté. Le désir de maintenir une certaine indépendance vis à vis des compagnies de logiciels propriétaires, l’adaptabilité, la flexibilité et l’appropriation sont les valeurs fondamentales qui ont guidé Google pour le choix de standards ouverts. Elle a parlé du Google Summer Code. Google Summer Code est un programme destiné à introduire les étudiants dans le monde des sources ouvertes et elle a prié les Africains de s’impliquer plus dans le développement des standards ouverts au niveau mondial.
La cérémonie de clôture
La cérémonie de clôture de IDLELO3 a été marquée par la présence de Mr Moustapha Sourang, Ministre Sénégalais de l’Education, Pr Abdou Salam Sall, le Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Mr Sada Wane de l’Agence de l’Informatique de l’Etat (ADIE) du Sénégal et Mr Amadou Lamine Dial de l’Agence Sénégalaise de Régulation des Télécommunications et de la Poste (ARTP). “L’accès commercial aux TICs est un obstacle au développement du Savoir” a souligné Moustapha Sourang le Ministre Sénégalais de l’éducation lors de son discours à la cérémonie de clôture. Il a réitéré l’engagement du Gouvernement du Sénégal de continuer à apporter son appui continu au mouvement du Libre. IDLELO est essentielle pour élever les prises de conscience au sein des communautés desservies et doit encourager une plus large participation dans l’économie globale du Savoir.
IDLELO 4
La Prochaine conférence, IDLELO 4, est prévue au mois de Mai 2010 à Accra, au Ghana.
Ateliers parallèles au campus numérique francophone
Session : Les médias et le libre
Rapporteur : Salamata Fatimata LY
Date : 18 Mars, 2008
Salle : Asie
Présentateur(s) : Ken Lohento (PANOS INSTITUTE, Dakar), Ben Akoh (OSIWA, Dakar)
Pays du présentateur : Sénégal
Nombre de participants : 10
Résumé de la présentation :
| Quelques média Sénégalais (Sud Quotidien, Joko FM, ...) ont activement participé à la session. 3 points essentiels ont été abordés lors des discussions :
|
Session : Déploiement de plateformes en logiciels libres pour les gouvernements et organisations
Rapporteur : Alioune FALL
Date : 18 Mars 2008
Salle : Europe
Présentateur(s) : Jerome Santini (OIF)
Pays du Présentateur : France
Nombre de participants : 5
Résumé de la présentation :
| La présentation était axée sur les outils du Libre pour :
|
Session : Déploiement du libre dans les écoles gouvernementales
Rapporteur : Alioune FALL
Date : 18 Mars 2008
Salle : Europe
Présentateursr(s) : Paul Scott (University de Western Cape, Afrique du Sud)
Pays du présentateur : Afrique du Sud
Nombre de participants : 7
Résumé de la présenatation :
| L’application Chisimba était le point focal de la présentation. Chisimba est une application Web 2.0 qui permet le développement rapide d’applications de création de pages web qui sont indépendantes des plateformes et des navigateurs, qui sont compatibles avec l’xHTML et qui peuvent utiliser un certain nombre de bases de données connues. Chisimba est développé sous PHP5 et est mis en œuvre par le biais d’une architecture modulaire. Plus de 100 modules de fonctionnalités sont déjà disponibles et peuvent être utilisés en toute liberté pour créer un système de gestion de contenus, une riche plateforme e-learning, un groupe de collaboration sur la plateforme, un système de création de blogs qui permette de charger des publications depuis un téléphone mobile et beaucoup d’autres applications. Chisimba a été développé sur la base de plusieurs années d’expérience dans la conception de logiciel et d’architecture à l’Université de Western Cape et les institutions partenaires qui utilisaient son prédécesseur KEWL.NextGen. Il est en phase active de développement à travers l’Initiative Virtuelle Africaine Ouverte (AVOIR) par une équipe de développeurs de 16 institutions supérieures Africaines d’éducation. A ce jour, seul le Sénégal y participe en tant que pays francophone. |
Session : Linux et la sécurité
Rapporteur(s) : Ndèye Marie Touré/ Ndèye Fatou Paye
Date : 18 Mars 2008
Salle : Africa
Présentateur(s) : Samir Azmy
Pays du présentateur : Egypt
Nombre de participants : 19
Résumé de la présentation :
| La présentation était axée sur le Libre et la sécurité. Les 4 points essentiels pour la sécurité sont :
Les principaux fabricants de matériels utilisent des sources ouvertes sont Nokia (Free BSD firewall), Oracle, Checkpoint (Red Hat for secure platform), OpenVPN. Il a signalé quelques projets de sources ouvertes (SNORT,Mozilla PKZ,SQUID, CLAMAV, Bastille Linux, OSVdb, Open Trust, Inventory Tool). Quatre études de cas ont été revisités :
|
Session : BIND-DNS and ROOT SERVERS
Rapporteur : Ndèye Marie Touré
Date : 18 Mars 2008
Salle : Africa
Présentateur(s) : Mouhamet Diop (Ceo kheweul)/ Anne-Rachel Inne (ICANN manager)
Pays du présentateur : Sénégal / Niger
Nombre de participants : 13
Résumé de la présentation :
| Mouhamet Diop a présenté en introduction le livre de référence de O’Reilly “DNS and BIND”. Il a aussi donné des indications sur la manière de mettre en œuvre le BIND et ses avantages. Anne Rachel Inne a introduit l’Internet et son histoire (le réseau ARPA créé en 1969). A ce jour, il y a environ 200 000 réseaux mais seulement 1000 sont basés sur le protocole Ipv6. Trois quart des transactions financières se passent sur Internet. DNS a été introduite en 1984. L’architecture DNS est faite de CCTLDs (codes pays) et GTDLs (general top level domains). Le port DNS est 53. Un bref aperçu de Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) a été donnée. ICAAN gère globalement l’allocation des adresses IP. L’institution est gérée par un comité de direction dans le quel tous les cinq continents sont représentés.
L’actuel représentant Africain est un Kenyan. Il y avait originellement dans le monde 13 serveurs racines gérés par 12 organisations à but non lucratif. Il existe actuellement 141 serveurs racines dans le monde et 3 sont localisés en Afrique (Afrique du Sud, Egypte et Kenya).
Les discussions ont tourné autour des points clé suivants :
|
Session : Migration
Rapporteur : Ndèye Fatou Paye/ Ndèye Marie Touré Date : 18 Mars 2008
Salle : America
Présentateurs(s) : Mohamadi Zongo / Kassim Assirou
Pays du présentateur : Burkina Faso/Cote d’Ivoire
Nombre de participants : 07
Résumé de la présentation :
| Cette session était dédiée à ceux qui ne sont pas familiers avec l’environnement LINUX. Une visite guidée de GNU/LINUX a été initiée. La présentation a souligné les avantages compétitifs apportés par le Libre. Des exercices pratique sur UBUNTU ont eu lieu et des informations détaillées données sur les différents menus. A la fin, les participants étaient capables de configurer et de tester le système de messagerie.
Dans la mesure où c’était une session de découverte, des questions sur les principes de base ont été posées afin de mieux comprendre l’environnement LINUX. |
Session : ASTERISK
Rapporteur : Ndèye Fatou Paye
Date : 18 Mars 2008
Salle : Africa
Présentateur(s) : Samuel Uya
Pays du présentateur : Sénégal
Nombre de participants : 20
Résumé de la présentation :
| Asterisk est le leader mondial en matière de source ouverte pour le PBXi, les engins de téléphonie et les kits d’application de téléphonie. Offrant une flexibilité jamais égalée dans le monde des communications propriétaires, Asterisk permet aux développeurs et intégrateurs de créer des solutions avancées de communication gratuitement. Asterisk est conçue à l’aide de source ouverte sous licence GNU GPL ( General Public licence). La présentation a mis en exergue les fonctionnalités suivantes d’Asterisk :
Les services vocaux d’une banque ont été simulés en utilisant Asterisk. Cette démonstration a permis aux participants de mieux comprendre comment le système marche. |
ANNEXE1 : Programme de la conférence
Troisième Conférence Africaine sur les Logiciels Libres – IDLELO3
Université Cheikh Anta Diop, & Campus Numérique Francophone de Dakar
Du 16 au 20 Mars 2008
| Programme | |
|---|---|
| Dimanche 16 | |
| 08h30mn – 10h00 : | Inscriptions et remise de badges |
| 10h00 – 11h00 : | Session Introductive |
| 11h 00 – 12h00 : | Cérémonie de bienvenue de FOSSFA |
| 12h00 – 13h00 | Cocktail de bienvenue |
| 14h30mn – 15h30mn : | Session Media |
| 16h00 – 18h00 : | Programme de FOSS Afrique |
| Lundi 17 | |
| 11h00 – 11h30mn : | Cérémonie d’ouverture de la Conférence |
| 11h30mn – 13h00 : | Conférence Thème 1 – Gouvernance et Politique
|
| 14h30mn – 17h00 : | Conférence Thème 2 – Capacités humaines, capacités et compétences
|
| 17h00 – 20h00 : | Soirée culturelle |
| Mardi 18 | |
| 08h30mn – 10h30mn : | Conférence Thème 3 – Modèles d’affaire et développement de la communauté
|
| 11h00 – 13h00 : | Conférence Thème 4 - Santé, VIH - Sida
|
| 14h30mn – 16h30mn : | Conférence Thème 5 – Le libre dans l’Education
|
| 17h00 – 19h00 : | Programme de FOSS Afrique |
| Mercredi 19 | |
| 08h30mn – 10h30mn : | Conférence Thème 6 - Communautés du libre et Localisation
|
| 11h00 – 13h00 : | Conférence Thème 7 - Les expériences du libre
Acceptation du paradigme du développement du libre au niveau des étudiants du 1er cycle : perspectives du Nigeria.
|
| 14h30mn – 16h30mn : | FOSSoloy, FOSSBazaar et perpectives du libre chez HP
|
| Jeudi 20 | |
| 08h30mn – 10h00 : | Conclusion et programme futur |
| 10h00 – 11h00 : | Cérémonie de clôture |
| 13h00 - 16h30mn | Excursion |
ANNEXE II : Programme des ateliers
The Free Software and Open Source Foundation for Africa – Fondation Africaine de Logiciels Libres
Campus Numérique de la Francophonie, Dakar
| Ateliers | |||
|---|---|---|---|
| Monday – Lundi 17 | |||
| 09h00 - 10h45mn | 11h00 – 13h00 | 15h00 – 17h00 | |
| Senghor | Opening Ceremony Cérémonie d’ouverture @ UCAD 11 | ||
| America | Migration (F/E) (Mohamadi Zongo/ Kassim Assirou) | ||
| Africa | BSD (Alioune B Diop) | ||
| Europa | Web Semantics (Abdoulaye Guissé) | ||
| Centre de Ressources | Gestion et Comptabilité (Eric Kouam) | ||
| Mardi – Tuesday 18 | |||
| 09h00 - 10h45mn | 11h00 – 13h00 | 15h00 – 17h00 | |
| Senghor | FLOSS and Media (Panos Institute) F/E | TICs, Technologies Libres et Communication (Association for Progressive Communications) | |
| America | Migration (Mohamadi Zongo/ Kassim Assirou) | ||
| Africa | BIND – DNS and Root Servers (Kheweul/ ICANN) | Linux Security (Samer Azmy) | |
| Europa | Deploiment de plateforme en Logiciel Libre - Deployment of FOSS platforms for governments and organizations (F/E) (Jerome Santini) | FOSS deployment in government schools(F/E) (Joris Komen/Paul Scott) | |
| Centre de Ressources | Python (F/E) (Ousmane Wilane/COL) | ZEND (Nguido Ardo) | |
| Wednesday – Mercredi 19 | |||
| 09h00 - 10h45mn | 11h00 – 13h00 | 15h00 – 17h00 | |
| Senghor | Making and Saving Money with FOSS (F/E) (John Maddog Hall / Kristian Kielhofner) | Video Conference : E-Learning | |
| America | Migration (F/E) (Mohamadi Zongo/ Kassim Assirou) | PyDADL (Pr Mokhtar Sellami) | |
| Africa | Asterix (Abdoulaye Sall/Dr. Samuel Uya) | UML (Eric Kouam) | |
| Europa | Learning4Content (F/E) (Nicholas Kimolo, Jibril Touzi, Kafui Prebbie) | ||
| Centre de Ressources | HEARTBEAT and DRBD (Mohameth F. Sy) | SVN (Moustapha Cissé) | ETL (Gaoussou Camara |
