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Les rencontres d’Acte Sept : Prendre sa place dans le territoire

L’Institut National des Arts et le Palais de la Culture en tant que lieux de sociabilité artistique

Document publié le 1er août 2007

Mots clefs associés : - Artisanat - Questions de société - Langues et culture

L’Institut National des Arts et le Palais de la Culture sont des lieux formels et informels d’apprentissage et de production d’art, de la culture. Ainsi, ils contribuent à forger la sociabilité.


  Institut National des Arts Retour à la table des matières

Établi sur la rive gauche du fleuve Niger, l’Institut National des Arts de Bamako étale sa longue façade agrémentée de hautes fenêtres et de bas relief, en plein cœur du centre commercial, entre les anciens quartiers de la ville, a savoir Bozola, Niaréla, Bagadadji.

Le choix de cet emplacement, de même que la taille relativement importante du bâtiment laissent assez dire la place que les autorités entendent accorder à l’expression artistique dans la vie du pays jouxtent.

L’école à été créée en 1933 sous l’appellation de la Maison des Artisans Soudanais. Plus tard elle deviendra l’Ecole Artisanale de Bamako et transformée en 1963 en Institut National des arts. Avec ses cinq sections (Peinture, Musique, Art dramatique, Métiers d’arts, Animation socio culturelle).

Elle a essentiellement pour mission l’éducation de la jeunesse, la restauration et le développement des techniques d’art appliquées au Mali. Il assure la culture et la formation artistique des élèves dans tous les domaines de l’art. École de formation donc elle prépare à l’enseignement du dessin et de la musique dans les écoles fondamentales et dans les lycées.

L’Institut National des Arts se propose par ailleurs de sauvegarder le patrimoine culturel et artistique du pays, de contribuer à la promotion d’un art moderne malien qui, tout en préservant la tradition, fera échos aux courants artistiques contemporains de l’Afrique et de du reste du monde. De ce fait la section Métiers d’Arts donne une formation d’artisanat d’art bijouterie, en peaux et cuirs, en sculpture, en tissage en menuiserie et en construction métallique.

Quant à la section Animation Socio culturelle, créée en 1976, elle a pour but de relever et de dynamiser au sein des collectivités le potentiel d’expression artistique, culturelle et sportive par la formation d’animateurs hautement qualifiés.

L’Institut National des Arts est un Établissement Secondaire d’Enseignement Professionnel Technique relevant de la Direction Nationale de l’Action Culturelle. Il compte aujourd’hui environ 500 élèves encadrés par une cinquantaine de professeurs soutenus par des collaborateurs extérieurs compétents évoluant dans différents domaines d’expressions artistiques.

L’accès à l’Institut National des Arts se fait par voie de concours direct ayant lieu tous les ans et concerne les titulaires du Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF). La durée des études est de 4 ans. Elles sont sanctionnées par le Diplôme de fin d’Etudes de l’Institut national des Arts portant mention de la spécialité.

L’Institut National des Arts dispense un enseignement pluridisciplinaire. A savoir : la peinture, la teinture du bogolan, le dessin, la sérigraphie, la sculpture, la musique, et le théâtre

Le programme d’enseignement prévoit également, pour leur caractère fonctionnel, des matières de culture générale telles que la philosophie, le français, l’anglais, la psychologie, l’histoire de l’art et l’initiation à la culture entreprenariale.

Au carrefour d’initiatives diverses entreprises par l’école, c’est-à-dire les rencontres de proximité dans les quartiers et dans les écoles, a été créée une autre forme d’école non formelle, en marge de toute volonté administrative, animée par des activités novatrices en relation étroite avec le quartier. L’emplacement de l’INA, presque au cœur du grand marché de Bamako, où les commerçants ambulants jouxtent les alentours immédiats de l’école a favorisé l’émergence d’une nouvelle classe d’artistes autodidactes : parmi ceux-ci, on retrouve les jeunes des quartiers de Bozola, de Niaréla et de Bagadadji.

Certains de ces jeunes et commerçants animent aujourd’hui la vie culturelle de l’école (ensemble instrumental, INA Star) à côté des élèves régulièrement inscrits à l’INA. Il est essentiel de les accueillir, de leur faire une place, de leur permettre d’apprendre et de s’exprimer. Je pense faire ici oeuvre d’intégration sociale et d’émancipation des jeunes au travers des arts et de la culture.

  Palais de la Culture Amadou Hampaté BA Retour à la table des matières

Le Palais de la culture a ouvert ses portes en 1983. Structure étatique à sa création, il fut baptisé, en 1996, « Palais de la Culture Amadou Hampaté BA », en la mémoire du très célèbre traditionaliste de la littérature orale africaine ; avant d’être écrite en 2001, en Établissement Public à caractère Culturel, dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière (Ordonnance N°01-030/PRM du 03 août 2001).

Les formations nationales

- Le Badema National Crée en 1976, Il est l’héritier de l’ancien orchestre « Las Maravillas de Mali ». Le Badema a pour mission la collecte et la revalorisation du patrimoine musical national.

- L’Ensemble Instrumentale National Il a été créé en 1961. Il avait pour mission première de préparer le « jeune » peuple du Mali à la prise en main de sa destinée à travers le travail et le civisme. Aujourd’hui, l’Ensemble Instrumentale prospecte, répertorie et met en valeur le riche patrimoine musical malien.

- Le Groupe Dramatique Il s’est surtout caractérisé par son aptitude à la mise en scène d’œuvres d’auteurs maliens et étrangers. En 1979, il adapte à son style le « Kotèba » en tant que forme de théâtre traditionnel. (le serment, l’épopée de Samaniana bassi).

- Les Ballets maliens le groupe est né en 1960 sous le nom de l’Ensemble Folklorique du Mali. Il prend l’appellation des Ballets Maliens à partir de 1978 en intégrant dans son répertoire la danse traditionnelle.

Les missions 

- Stimuler la recherche et la création dans le domaine des arts et du spectacle
- Organiser les rencontres artistiques et culturelles
- Assurer la formation et le perfectionnement des artistes et des techniciens du spectacle.

A ce titre, il joue un rôle déterminant dans la politique de création et d’accès du plus grand nombre à la culture par le biais de l’accueil et de l’organisation de spectacles variés (danse, musique, théâtre, etc...), d’expositions artistiques, commerciales et artisanales, de café littéraires, de conférences-débats et d’ateliers de pratiques artistiques à l’attention des enfants.

Le Palais de la culture est aussi un lieu d’échanges et de formation qui met à la disposition des artistes et des techniciens du spectacle des espaces de création, de répétition et de diffusion de leurs œuvres.

Les infrastructures

De grands efforts ont été consacrés dans la réhabilitation des espaces déjà existants mais aussi et surtout dans la construction de nouveaux espaces. Ceux-ci ont permis au Palais de la culture d’avoir aujourd’hui à son actif :

- 1. Une grande salle de spectacle dénommée salle Bazoumana Sissoko avec ses 3000 places. Elle est dotée d’une cabine de projection cinématographiqueabritant les méga concert, les grands meeting, conférence, congrès, etc...
- 2. Le centre multimédia : il donne l’opportunité aux initiés et aux non initiés de pratiquer ou de se familiariser avec l’outil informatique. Avec son cybercafé, il reçoit les élèves sous la conduite d’encadreur spécialisés. Outre les ordinateurs équipés et connecter à Internet pour accéder à la mondiale. Ainsi ce centre réserve d’excellentes conditions de travail et de loisir.
- 3. Espace culturel « Les Cocotiers » : Lieu de détente et de repos, il est aussi un lieu d’apprentissage et de formation avec ses nouvelles salles de répétition de musique et de danse. Toutes équipées, ces salles répondent aux besoins et à l’attente des artistes. Espace de rencontres d’échanges entre professionnels, l’espace culturel, les Cocotiers se prêtent aussi soirées culturelles, aux cérémonies de mariage, aux réveillons, aux dîners d’affaire et autres retrouvailles.
- 4. La galerie et le village d’expositions : Dernière née des réalisations du Palais de la Culture en terme d’infrastructure d’accueil, le Village d’expositions émerge par l’originalité de son architecture ainsi que par sa multifonctionnalité. Avec ses trois paillotes, le Village d’expositions constitue un centre polyvalent pouvant accueillir non seulement les expositions artistiques, artisanales et commerciales, mais aussi des réunions, des conférences et des dîners gala. Il forme avec la galerie un ensemble cohérent relié par le jardin.

5. La Berge du fleuve Niger : totalement gazonnée et accueillante, elle est l’endroit idéal pour les activités artistiques, culturelles et ludiques.

6. Les salles de conférences et de réunions : situées dans le bloc central, elles offrent un cadre adéquat pour la tenue des réunions et conférences. A cet effet, le palais dispose de : deux (2) salles de conférences de 200 places ; et de trois (3) salles de commissions de travail de 50 places.

Conclusion

Je voudrai juste rappeler que la reprise de la Biennale Artistique et Culturelle semble avoir donné un souffle nouveau à la vie culturelle au Mali. Par la suite, un engouement formidable de réhabilitation de salles de spectacles est né. Cependant, dans le cadre du positionnement du concept « d’industrie culturelle » au cœur de la politique culturelle du Mali, nous avons constaté que ces salles « new look » ne répondaient pas aux attentes des amateurs des arts et de la culture. Faute d’équipements appropriés, trop chers pour une salle destinée à contenir plus de mille spectateurs (3.000 pour le Palais de la Culture).

Nous estimons alors qu’il faut aujourd’hui construire des salles aux dimensions modestes (200 à 500 places), avec un équipement de haut niveau à l’image de la salle de spectacles du Centre Culturel Français. Cela permettrait non seulement de ne pas disperser les efforts, mais également de mieux mesurer l’état de santé des arts à travers un public cible.

Par Oumar Kamara KA,

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L’Institut National des Arts et le Palais de la Culture en tant que lieux de sociabilité artistique

15 novembre 2008

salu !je suis eleve au centre national des arts et artisanal de Ouagadougou,j’aimerai avoir des renseignements sur Institut national des arts du Mali concernent le taux d’inscription et les dossier à fournir,et la rentrée academic.de la part de Tshi Ngourmissala

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