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Changements Climatiques

L’urgence d’agir

par Benoît Lebot

Document publié le 27 October 2009

CONTRIBUTEUR: Benoît Lebot - benoit.lebot undp.org Depuis mai 2004, Benoît Lebot est Conseiller Technique sur le Changement Climatique au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au sein de l’unité du Fond pour l’Environnement Mondial (FEM). Auparavant (1997-2003), il fut Administrateur dans l’unité « analyses des politiques de maîtrise de l’énergie » de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) au sein de l’Organisation pour la Coopération & le Développement Economique (OCDE) Paris, France www.iea.org.


Depuis que l’Homme moderne est sur terre, il y a toujours eu des fluctuations climatiques auxquelles il n’a pas cessé de s’adapter. Au fil des périodes de glaciations et de réchauffement, l’Homme est progressivement sorti d’Afrique, toujours à la recherche d’un climat tempéré. Il y a 15 000 ans, le contour des continents était différent, rendant possible certaines migrations.

La Terre, depuis lors, a connu une stabilité climatique tempérée qui a largement contribué à l’épanouissement et au développement de l’espèce humaine. Pour son développement tant individuel qu’en société, l’Homme s’est toujours appuyé sur des sources d’énergie.

  A chaque fois qu’il a su maîtriser de nouvelles formes d’énergie, il a fait des bonds prodigieux.

La découverte du charbon et celle de la machine à vapeur marque le début de l’ère industrielle. L’Homme découvrira ensuite le pétrole,… et l’électricité, la plus noble et la plus aboutie forme d’énergie.

En consommant massivement les énergies fossiles que sont le gaz, le pétrole, le charbon et le nucléaire, les pays industrialisés ont pu assurer leur développement humain et économique. Mais ces énergies fossiles sont constituées massivement par des atomes de carbone qui lorsque brûlés - pour faire marcher usines et machines - se transforment en dioxyde de carbone (CO2). Le CO2 participe à un des cycles fondamentaux de la vie sur Terre : celui du carbone.

Dans ce cycle, ce CO2 est un puissant gaz à effet de serre (GES). Autour de la Terre, une fine couche de gaz - constituée de vapeur d’eau, de dioxyde de carbone, de méthane, de protoxyde d’azote etc.- agit dans l’atmosphère comme les vitres d’une voiture laissée au soleil : une partie des rayons solaires est emprisonnée entre la surface du sol et cette couche de gaz, et maintient la température au niveau de la terre plus élevée. La combustion des énergies fossiles depuis l’avènement de l’ère industrielle, contribue à épaissir cette couche de GES.

Au même moment, la déforestation, notamment celle du couvert tropical, réduit les capacités de stockage du carbone. La conséquence directe est que la température moyenne sur terre s’élève. Ce réchauffement a surtout pour conséquence de perturber les régimes climatiques, stables depuis la dernière glaciation. Cette augmentation de l’effet de serre déséquilibre le climat, accentuant les précipitations d’un côté, les réduisant ailleurs.

Du 7 au 18 décembre prochain se tiendra à Copenhague (Danemark), une conférence sur les Changements Climatiques dont l’enjeu principal sera de trouver les moyens de limiter l’évolution de ce fléau dont l’Homme est responsable.

  La question est maintenant de savoir quel nouveau mode de développement il nous faut mettre en place

et Copenhague servira aussi à cela. Il est IMPERATIF de comprendre et d’accepter les changements en cours, de modifier nos façons de faire et nos habitudes de consommation car tous les problèmes de développement humain que nous connaissons seront exacerbés par les changements climatiques. Si l’on s’obstine à ne rien changer, on atteindra des températures de 5 à 6 °C d’ici à 2100. Ce sera une toute autre configuration.

Dans un tel scénario, Alexandrie, Banjul, Cotonou, Douala, Lagos, Lomé… sont menacées et des millions de personnes sont concernées.

Par Minielle Tall,

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